Dario DUBOIS le joueur le plus cinglé de l’histoire ?

France Football dans son numéro 3 540 en date du 18 février 2014, dressait un Top 50 des joueurs les plus cinglés de l’histoire du foot. Loin de moi l’idée de critiquer la bible du football, qui dans un même temps nous fournit des sujets de qualités, comme cette histoire incroyable sur francefootball.fr mais désolé, ce top 50 vous pouvez l’oublier. Car tout simplement celui qui devrait être numéro 1 ne figure même pas dans ce classement ! En effet comment parler des cinquante joueurs les plus cinglés sans évoquer l’argentin Dario DUBOIS ! Le mec qui rentrait sur le terrain en se maquillant la gueule façon chanteur de Kiss !

 

Bordel c’est autre chose que d’aller se bourrer la gueule en boite de nuit ou que de montrer ses tatouages après un but. Là on est dans le lourd et bien sûr que le bonhomme ne se contente pas de se peindre la gueule pour foutre la trouille à ses adversaires, le type était un barjot sur le terrain prêt à tout pour faire gagner son équipe. Joueur professionnel, il n’évoluera que dans les divisions mineures du championnat argentin. Pas une seule fois il fréquentera l’élite du football argentin en première division que ce soir avec Atlético Lugano (1995/97 et 2001), Ferrocarril Midland (1998/99 et 2001/02), Deportivo Riestra (1999/2000), Laferrere (2000), Cañuelas (2001) et Victoriano Arenas (2002/04), ces différents clubs. Pour comprendre un peu mieux le garçon voici une interview qu’il donnait au quotidien Diario Olé (Merci à Mariano pour la traduction).

 

Qu’est ce que tu ressens? (quand tu te peins la figure)

Ça me donne la pêche. Tu te peins, tu sors prêt pour la guerre et pour tuer l’adversaire.

 

Que disent tes coéquipiers?

Ils le prennent avec humour. Mais certains adversaires se foutent de moi, d’autres ont peur.

 

Tu n’aimes pas le foot?

Je n’aime pas jouer. Je le fais par ce que je suis très compétitif et je m’entraîne très fort. Je ne mange pas de la viande rouge, je ne bois pas d’alcool ni je me drogue. Je ne l’ai jamais fait. Je fais ça pour le peu d’argent que je gagne. Ma situation financière est un désastre.

 

Et quand tu arrêteras de jouer, qu’est ce que tu feras ?

J’aime le golf, mais je n’ai pas de tune!!! (Il rit…). Je vis au jour le jour, je suis musicien (il a un groupe et joue dans des pubs/bistrots). Si demain je dois travailler comme pédé dans un bordel, je le ferai.

 

Es-tu homosexuel ?

Je suis un garçon ouvert après tout le monde pense ce qu’il veut mais moi je sais très bien ce que je fais avec mon corps.

 

Comment te définirai-tu ?

Un clown qui se peint la figure, mais qui se tue pour le maillot.

 

Cette dernière phrase « un payaso que se pinta la cara y se mata por la camiseta » restera à jamais dans la mémoire collective pour définir Dario Dubois, le grand barjot de l’histoire du football argentin et pourtant c’est un pays où il y a une rude concurrence dans ce domaine. Mais Dario DUBOIS restera un joueur très populaire car il était loyal et surtout honnête. Une des anecdotes les plus fameuses au cours de sa carrière se produisit quand il vit en plein match une liasse de billets tombée de la poche de l’arbitre. Dario prit l’argent et commença a questionner l’homme en noir sur l’origine des billets face a tout le monde…les supporters adoraient ce joueur.

Dario DUBOIS arrête sa carrière en 2005 après une rupture des ligaments croisés, il mourra comme il a vécu, violemment. En mars 2008, après une bagarre il reçoit deux balles dans le buffet et meurt de ces blessures deux semaines plus tard. Il avait 37 ans. Au fait sans maquillage, voilà à quoi ressemblait Dario DUBOIS :

Source : L’excellent site argentin En una Baldosa

L’escalade fatale de la violence dans le Calcio en 1995

Le dimanche 12 février 1995, L’Italie vivait un dimanche sous le signe de la non violence et du fair play. Mais pouvait il en être autrement ? L’émotion était si forte après les incidents de Gênes du 29 janvier précédent. Ce jour-là, un jeune homme est mort à quelques minutes du match Genoa-Milan AC. Vincenzo Spagnolo, supporter génois de vingt-cinq ans a été poignardé à l’abdomen, alors qu’il se rendait au stade en famille avec sa sœur et quelques amis. Le jeune Génois s’est retrouvé pris au piège et assailli par une poignée de hooligans qui venaient de provoquer des incidents avec les forces de l’ordre. Transporté d’urgence à l’hôpital, les médecins n’arriveront pas à le sauver et le jeune homme décède, pratiquement sous les yeux de son père, Cosimo, sous le choc : « Ce n’est possible de mourir pour un match de football, il avait à peine vingt-cinq ans ».

Cosimo Spagnolo devant la stèle à la mémoire de son fils près du stade Luigi Ferrari

 

La nouvelle de la mort de Vincenzo est parvenue au stade Luigi Ferrari alors que la rencontre était déjà entamée. On venait à peine de dépasser la demi-heure de jeu. La suite des événements est irréel. Tout d’abord le stade est plongé dans un impressionnant silence, puis les supporters du Genoa retiraient les banderoles, rangeaient les écharpes et les drapeaux pour laisser place aux larmes. Les joueurs se demandant ce qu’il passe, sont avertis de la mort d’un jeune supporter et l’équipe du Genoa se fige, comme si ils ne voulaient plus jouer au football. Puis c’est la mi-temps et la violence reprend du plus belle. Voulant empêcher la reprise du match, les Génois bombardent avec tout ce qu’ils trouvent les Milanais présents dans la Curva et surtout le terrain. Les forces de l’ordre interviennent et les affrontements sont violents. L’arbitre Gianni Beschinn consulte alors les deux capitaines des deux équipes et il est décidé que le match ne reprendrait pas. La décision n’est pas forcément la plus judicieuse et la suite des événements va donner raison à ceux qui disaient qu’il fallait joueur la finale de 1985 au Heysel pour éviter que les supporters se battent de dehors du stade. En effet, ce dimanche-là les affrontements entre ultras et force de l’ordre vont durer jusque tard dans la nuit. Gênes bascule dans une véritable atmosphère de guérilla urbaine. Il faut l’intervention de blindés et des unités anti-émeute pour dégager la zone qui mène à la gare afin d’assurer la sécurité des supporters rossoneri qui rentraient à Milan.

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Le football italien est sous le choc. Ottavio Bianchi l’entraineur de l’Inter déclare : « Si c’est la direction que prend le football en Italie, il serait préférable de tout arrêter et de changer de métier ». Sur la même longueur d’onde, son collègue de la Roma, Carletto Mazzone : « Face à de tels épisodes, on perd l’envie de s’investir dans le jeu. Je ne peux pas m’empêcher de penser aux parents de ce pauvre garçon ». Et justement la rédemption du football va passer dans un premier temps par ces deux formations de l’Inter de Milan et de l’AS Roma. Quinze jours plus tard donc, lors de ce fameux dimanche du fair play et de la non violence, l’Inter de Milan se déplace chez l’AS Roma et ce sera l’image de cette campagne de non violence, les joueurs de l’Inter portent le maillot des romains et inversement les romains portent la tunique des Nerazzuri. Tout un symbole. Je pense que pour une question de règlement, chaque équipe jouera le match avec ses propres couleurs mais le message que voulait faire passer les deux équipes étaient clair « Nos couleurs ne doivent pas nous diviser ».

Bergomi et Gianini, les deux capitaines qui entrent sur la pelouse avec les couleurs de leurs adversaires

 

Pour le reste ce sera un match remporté dans une ambiance curieuse où l’AS Roma l’emporte 3-1 grâce à un triplé de son attaquant argentin Abel Balbo et ce n’est qu’à partir de son troisième but qu’on va enfin entendre les 50 000 supporters du stade olympique manifester leur joie. Voici les deux équipes de l’AS Roma et l’Inter en Panini avec, à noter, la première vignette Panini du jeune Francesco Totti.

Le match de football qui changea la face du monde

Comment la Chine communiste est-elle devenue capitaliste, provoquant le plus grand changement politique de la scène mondiale, avec la chute du mur de Berlin, depuis la seconde Guerre Mondiale ? La réponse est sûrement simpliste mais il faut savoir que tout s’est joué au cours d’une rencontre de football. Tout commence avec l’histoire d’un homme, Deng Xiaoping qui a combattu le maoïsme (je vais essayer de parler politique chinoise mais ce n’est pas ma spécialité et en tout cas n’y voyez pas là un hommage à un homme qui a donné l’ordre d’ouvrir le feu sur des étudiants qui contestaient ces réformes, fin de la parenthèse). A la mort de Mao en 1976 il y avait beaucoup à faire pour nourrir la population chinoise et au lieu d’offrir la prospérité au peuple, le grand timonier a laissé le pays en ruine. En 1949, le parti communiste chinois avait confisqué les parcelles privées des agriculteurs (qui leur appartenaient depuis des générations) pour les regrouper en commune populaire, selon Mao c’était la planification scientifique qui permettrait de résoudre le problème ancestral de la Chine : comment nourrir son immense population. Mais la propagande de Mao dissimulait une catastrophe humaine. A elle seule la grande famine de 1960 a fait plus de 30 millions de victimes.

 

Deng XAOPING, fils de paysan, veut assouplir le contrôle centralisé de l’économie par le parti communiste et ouvrir la voie à l’économie de marché. Il attaque de front la politique de Mao et prône ce qu’il appelle « le système des responsabilité des ménages » qui en gros est un système où chaque agriculteur est responsable de sa production avec un système de prime quand le rendement s’accroît. Deng défend son idée devant l’assemblée du congrès du PC Chinois en citant un proverbe « peu importe qu’un chat soit blanc ou noir, si il attrape des souris c’est un bon chat ». Bien que ses idées soient très populaires, surtout dans le milieu rural, Deng XAOPING va rencontrer un obstacle de taille, en effet peu avant sa mort Mao l’exclut du politburo pour manque de loyauté et désigne comme successeur Hua Guofeng, partisan de la ligne dure, à la tête du parti. Ce dernier pour régler les problèmes économiques de la chine a une recette toute simple : accroître la planification centralisée. Hua Guofeng devient le « petit timonier » et sa politique doit être dans la continuité de la philosophie que pronait Mao. Cependant à Pekin, devant le peu de résultats de cette politique et les difficultés agricoles de la Chine quelques politiciens se rangent derrière les idées de Deng XAOPING, qu’ils aimeraient voir comme le nouveau leader de la Chine car il défend les intérêts du peuple selon eux. Et tout va changer en juillet 1978 quand Deng XAOPING va faire sa première apparition publique depuis la mort de Mao, deux ans plus tôt. Cette apparition va changer le cours de l’histoire de la Chine et quelque part changer la face du monde avec ce qu’on va appeler l’éveil de la Chine. Et tout cela au cours d’un match de football. Ce jour là un Pekin, a lieu un match amical entre la sélection chinoise et l’équipe de première division anglaise de West Bromwich Albion.

Le match est plutôt ennuyeux (2-1 à la mi-temps pou les anglais) et la foule assez calme alors que tout d’un coup le stade entre en liesse, pourquoi ? Deng XAOPING venait de faire son entrée au stade et salue la foule ce qui déclenche une clameur spontanée, sans aucune préparation et comme le dit l’anglais Stephen Perry (responsable des exportation anglaises en Chine) : « on avait pas conscience sur le moment qu’on vivait un moment historique ». En effet désormais plus personne ne pouvait ignorer le soutien que le peuple portait à Deng Xaoping. Les Etats-Unis ne s’y trompent pas et saute sur l’occasion de voir débarquer à la tête du pays le plus peuplé du monde un dirigeant prônant l’économie de marché plutôt que son rival à la ligne dure. Ainsi Jimmy Carter envoie ses conseillers en séjour diplomatique rencontre Dieng Xaoping et non Hua Guofeng. A partir de là et avec l’appui des autres chefs du parti communiste chinois,  la montée au pouvoir de Deng Xaoping est désormais inexorable.

Deng Xiaoping et Jimmy Carter en 1979 lors de l’établissement des relations diplomatiques entre les États-Unis et la République populaire de Chine.

 

Voici l’extrait du documentaire « Chine, la révolution capitaliste » diffusé sur France 2 en 2012 qui relate cet événement historique où l’histoire de la chine bascula au cours d’un match de football :Image de prévisualisation YouTube

Et voici les images Panini de l’équipe de West Bromwich Albion en 1978-79 qui ne se doutait pas en venant faire son match de préparation d’avant saison en juillet 1978 participerait à un événement qui changea le cours de l’histoire en Chine et de ce fait révolutionna l’économie mondiale.

Source : Documentaire Infra-Rouges « La chine et la révolution capitaliste » diffusé sur France 2 en 2012.

Le Brésil 1958 et le sacre du Roi Pelé

La coupe du monde de football 1958 disputée en Suède aura vu la naissance d’un futur prodige du ballon rond : Pelé. Pourtant tout ne fût pas facile au départ pour le Brésil qui se trouve dans le groupe de la mort avec l’Angleterre, l’URSS et l’Autriche, trois géants du football mondial dans la première moitié du vingtième siècle. Le Brésil débute son mundial suédois avec une victoire facile contre des très décevants autrichiens mais enchaîne ensuite avec un match nul, miraculeux, contre l’Angleterre où la Séléçao ne doit son salut qu’au talent de Gilmar son gardien de but. Un match inquiétant qui oblige le sélectionneur Feola a jouer son va-tout pour le match décisif contre l’URSS de Lev Yachine. Le sélectionneur fait confiance au jeune Pelé (17 ans) qui a fait ses grands débuts en sélection seulement un an plus tôt. Pour Pelé débute alors le conte de fées qui va rapidement dévier en un long roman d’amour avec le football. le Brésil s’impose 2-0 grâce à un double de Vava et valide son billet pour les quarts de finale. Au tour suivant, le Pays de Galles n’est pas la proie espérée. Et c’est au môme Pelé, après plus d’une heure de stress général, de libérer ses partenaires et de rassurer un peuple sur une action dont il est le seul, on le dévie aussitôt, à maîtriser le secret : dos au but, coup du sombrero sur un défenseur pétrifié, et reprise de volée en sortie. 1-0. C’est le seul but de la rencontre et le Brésil poursuit sa route. « Peut-être le but le plus important de ma carrière » dira plus tard le roi Pelé une fois les crampons raccrochés. A partir de cette prouesse, en tout cas, sa domination ne cessera de s’étendre, sans partage, sur les douze années à venir. La suite tout le monde la connaît : triplé en demi-finale (5-2) contre la France qui fait, pourtant, alors chavirer les foules, et un doublé pour conclure en finale de la coupe du monde face au pays hôte. Au dernier coup de sifflet, ses partenaires se tournent vers de frêle garçon pas encore majeur qu’ils viennent de découvrir, une star était née, le roi Pelé pouvait commencer son règne. Et puis pour changer un peu voici l’histoire de cette équipe brésilienne en bande-dessinée (Source France Football).

 Et la photo des Brésliens avec ce fameux drapeau suédois (à l’origine aussi des couleurs de Boca Juniors)

Et voici les images des joueurs à l’époque, ce n’est pas Panini mais un éditeur brésilien (cliquer sur l’image pour une meilleure résolution) :

Le Top Ten des Sosies de l’hiver 2014

Depuis le dernier Best Of et ce fameux Top 50 Panini looks a like, on continue sur OSP de trouver des sosies originaux, voici les dix meilleurs publiés ou suggérés sur les réseaux sociaux ou sur le blog pendant cet hiver.

 

10-Peter Wijns – Benoit Poelvoorde 

09-Antonio Cerezo – Nicolás Maduro (Président du Venezuela)

08-Riccardo Montolivo-Gad Elmaleh

07-Screech Powers (Sauvés par le gong) – Pedro Pedrucci

06-Puyol & Pique – The We Are Our Mountains (Monument Arménien)

05-David De Gea-Le Grinch

04-Vincent Guerin – Muriel Robin

03-Fernando Torres – Johnny Lawrence (Karate kid)

02-Alim Ben Mabrouk – Eric et Ramzy

01-Thomas Brolin – Mimie Mathy

 

Bonus :

Britney et Cambiasso

Oops I Did it Again

Special Thanks : Who Ate all the Pies

Le Top Ten des sosies de footballeurs en dessin animé

Sur Old School Panini on aime bien la catégorie des sosies, aujourd’hui une séquence spéciale dessin animé :

 

Frans STRUIS – Le Lorax

 Antonio CEREZO – Cleveland BROWN (The Cleveland Show)

 Gérald COUTAZ – Capitaine Crochet (Peter Pan – Disney)

 Eddy VOORDECKERS – Tintin

 Ruud GEELS – Professeur Maboulette (Les Fous du volant)

 Steve JAMES dans le Big Book of British Smiles (Les Simpson)

 Pablo ABDALA – Toffsy (Toffsy)

 Glenn HODDLE – Stan Smith (American Dad)

 Ed DE GOEY – Cletus (Les Simpson)

 Joachim LOW – Randy Marsh (South Park)

Et Jean-Pierre PAPIN créa la Papinade

Les débuts de JPP à l’OM furent loin d’être aussi facile qu’on veut le croire. Les critiques étaient assez dures envers lui et les reproches pleuvaient sur le nombre d’actions vendangées, bien trop important pour les journalistes et le public marseillais. Aussi lorsque pour sa première saison il réalise une reprise de volée extraordinaire face à Pascal Olmeta, beaucoup parlent d’un coup de chance. Mais JPP est un bosseur et avec l’aide d’Alain Casanova, il enchaîne les séances particulières devant le but et cela paye. Lors de la fin de l’exercice 1987-88, après une nouvelle saison en demi-teinte en championnat, JPP termine très fort la saison et remporte le titre, honorifique, de meilleur buteur de division 1 avec 19 réalisations. Mais c’est son but face à Niort lors de la trente-quatrième journée au Vélodrome qui va changer beaucoup de choses pour les années à venir sur ses rapports avec le public marseillais. Dans un match triste à mourir, l’OM l’emporte 1-0 grâce à une action fantastique de Papin. Sur une longue ouverture de Genghini à destination de Jean-Pierre Papin à l’entrée de la surface de réparation, l’attaquant marseillais ne se pose pas de question et en pleine course il place une magistrale volée qui laisse pantois le gardien niortais, Mérelle, qui ne peut esquisser le moindre geste. Homme de la rencontre, Papin déclare en sortant des vestiaires « L’année dernière sur mon but face à Olmeta et le Racing, on avait évoqué un coup de chance. Après celle réussie face à Niort, j’espère que l’on admettra enfin qu’il s’agit d’adresse ». Et en effet c’est ce qu’il va se produire le lendemain dans les journaux locaux. Fini le temps des sobriquets tels que « JPP, j’en plante pas » ou « JPP, j’en peux plus », mais place au terme « Papinade ». La formule plait et ce qualificatif aux bons accents cher à Pagnol, est largement repris dans les travées du Velodrome et il va désormais coller à la peau de l’avant centre marseillais comme son ombre. L’anecdote amusante sur cette rencontre c’est que JPP ne devait pas jouer ce match, à cause d’une cheville douloureuse mais c’est Papin lui-même qui voulait à tout prix jouer expliquant : « Quand je reste à la maison, j’ai l’impression d’un déserteur ». Yoann Gourcuff cherche encore le sens de cette phrase. Voici cette fameuse volée de JPP face à Niort, pas forcément la plus belle de sa carrière mais qui reste comme la première « Papinade » de l’histoire :

Source : France Football

Steaua Bucarest 1985-86, roi d’Europe

Steaua Bucarest champion d’Europe des Clubs ! L’événement extraordinairement insolite marqua une date dans l’histoire du football international. Et même si l’exploit comporte une grosse part de chance, il méritait à l’époque une réflexion sur une Europe qui se tournait vers le football business déjà. Le triomphe des roumains, venait après la démonstration du Dynamo de Kiev face à l’Atlético de Madrid, constituait un défi, voir un pied de nez, aux clubs riches et puissants. La victoire du Steaua tiendrait à démontrer que le travail de formation et la patience peuvent être aussi payants que les politiques de vedettes et de prestige les plus dispendieuses. La victoire de Steuea est aussi dans une logique de progression du football roumain, Université Craiova avait disputé une demi-finale de coupe de l’UEFA en 1983, se faisant sortir par le Benfica qu’à la faveur du but à l’extérieur (0-0 et 1-1), puis un an plus tard c’était le Dinamo de Bucarest qui échouait de justesse en demi-finale de la coupe d’Europe aux grandes oreilles face à Liverpool, futur vainqueur de l’épreuve. Au fil des années, les footballeurs roumains semblent avoir perdu leur timidité, ce complexe d’infériorité que provoquèrent un long isolement, un manque de contact avec l’extérieur, des frontières fermées à double tour pour les meilleurs d’entre eux, placés devant l’interdiction d’aller exercer légalement leur talent à l’étranger, et donc d’apprendre, de progresser.

 

Mircea Lucescu, qui a repris en main l’équipe nationale en novembre 1981, sait qu’il est indispensable d’intensifier les efforts sur les jeunes joueurs « Je multiplie les matchs amicaux pour cette raison. Car j’y fais débuter et participer les éléments d’avenir qui ont besoin de s’aguerrir. Petit à petit nous parvenons ainsi à refaire le handicap qui nous sépare des grandes nations du football. Les joueurs roumains réussissent ainsi peu à peu à se décomplexer et notre présence à l’Euro 84 a grandement aidé les joueurs à prendre conscience qu’ils pouvaient lutter avec leurs rivaux étrangers à armes égales ». Ces propos du sélectionneur roumain avaient été prononcés devant les journalistes occidentaux quelques heures avant la finale de Séville entre le Steaua et le Barça.

Sur le terrain, ensuite, l’équipe la plus efficace, la mieux soudée, la plus cohérente dans son jeu était roumaine. Adroits du premier au dernier, toujours soucieux de ne pas perdre le ballon et de l’adresser dans les meilleures conditions à son partenaire, les joueurs du Steaua pratiquèrent un football parfois lent ou ralenti, certes, mais toujours précis, à partir d’un système défensif qui ne se contente pas d’être aussi impénétrable qu’un donjon au moyen-âge mais qui constitue une base solide de lancement pour le jeu offensif de l’équipe. A ce titre le rôle du jeune libéro Belodedici (oui le même qui fera pleurer Basile Boli en 1991 avec l’Etoile Rouge de Belgrade) est primordial dans le système du Steaua.

 

Mais l’homme le plus important dans le jeu de Bucarest, reste le stratège Ladislau Böloni, sorte de deuxième libéro avancé qui récupère tous les ballons de relance, un peu à la manière d’un Platini sur la fin de sa carrière avec les bleus, où il partait de son camp pour construire le jeu. Le principal regret de cette finale, finalement est que les roumains ne soient toujours pas allés au bout de leurs idées, tardant parfois à soutenir leurs attaquants pour faire la différence dans le temps réglementaire et faisant preuve également de trop d’imprécisions dans leurs tirs ou dans leurs dernières passes. Mais alors il n’y aurait pas eu de place pour la légende d’Helmut Duckadam ! Dans ce match triste à mourir en terme de tirs cadrés et d’actions franches et logiquement stériles de buts au bout de 120 minutes, ce sont les tirs aux buts qui vont déterminer le futur champion d’Europe et dans cet exercice, les gardiens vont s’illustrer. Urruti, le gardien basque du Barça arrête pourtant les deux premiers tirs aux buts roumains, comme souvent des deux joueurs qui se sont le plus illustrés sur le terrain : Boloni et Lacatus mais il concède les deux suivants. 2 arrêts sur 4 c’est tout de même une sacrée performance pour un gardien mais que dire de celle de DUCKADAM en face ! Tout simplement imbattable et jamais vu à un tel niveau de compétition Helmuth DUCKADAM stoppe tout simplement tout les tirs aux buts catalans !! Pas un au-dessus ou à côté, non DUCKADAM arrêtes 4 tirs de suite et pas besoin d’en tirer un 5ème, le STEAUA est champion d’Europe !! Voici les arrêts de Duckadam en vidéo :

 

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J’adore cette vidéo, j’aime voir le public derrière le but qui s’agace à chaque arrêt de DUCKADAM et qui est sans aucune réaction quand il arrête le 4ème, c’est assez incroyable ! Ce mec là a réussi à figer 80 000 personnes ! J’aime bien aussi sur son 3ème arrêt il balance le ballon et tout de suite il s’excuse auprès de l’arbitre (Michel VAUTROT), c’est tout simplement énorme ! En l’espace de 8 minutes chrono, DUCKADAM est devenu un héros national, une icône roumaine, une vitrine pour le régime de Nicolae Ceauşescu (mais ça je l’avais évoqué dans la sordide histoire : « le héros et le dictateur » à lire à tout prix si vous ne connaissez pas l’histoire).

Arrêter 4 tirs aux buts ? Une broutille pour le géant roumain

 

Mais ce qui est aussi incroyable sur la performance irréelle de DUCKADAM, c’est son analyse, pleine d’humilité : « J’ai eu de la chance de partir du bon côté sur le premier tir. Ensuite, c’est la psychologie qui fait le reste. N’importe quel gardien aurait pensé pareil ». J’adore cette fausse modestie ! Böloni lui sait à quel point leur gardien a été primordial pour ses coéquipiers : « Quand j’ai manqué le deuxième tir au but, j’étais dans un état difficile à décrire, je ne souhaite personne d’en passer par là. Heureusement Duckadam a été héroïque en arrêtant les quatre tentatives espagnoles. A chaque fois c’est lui qui a permis à l’équipe de conserver sa confiance en elle jusqu’au bout ». Voici l’effectif des champions d’Europe 1985-86 :

Le Top Ten des bûcherons en Panini

Avec ce Top Ten on va faire une plongée au cœur du football vrai, celui des années 70 où les footeux ne posaient pas à poil dans les magazines. A cette époque, on avait à faire à des hommes, des vrais, de rudes gaillards qui n’hésitaient pas à se laisser pousser la barbe pour dégager encore plus de puissance au moment de se jeter les deux pieds en avant pour tacler un ballon. Des barbus vous allez me dire il y’en a eu des centaines, des milliers mais ceux qui suivent ont des barbes de fous, des barjots qu’on penserait croiser au cœur d’une forêt dans le grand nord canadien mais pas sur un terrain de football !! Trêve de bavardages, voici un Top Ten tout simple et sans  blabla. Attention je vous préviens il y a du lourd, enfin chez les bûcherons, on ne fait pas de grand phrases pour prévenir, on se contente de crier :

 

10-Luc MILLECAMPS



9-Cor ZONNEVELD



8-Thomas SJOBERG



7-Carlos Santiago PEREIRA



6-Juan JOSE



5-Antal ROTH



4-Leonardo CUELLAR



3-Peter DISZTL



2-Felipe NERI



1-Louis PHILIPS

Bon heureusement que je vous avais prévenu car y’avait du lourd !

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